Un mois de mai historique pour son manque de lumière à Montréal
Le mois de mai 2025 s’inscrit comme l’un des plus sombres jamais enregistrés à Montréal, et ce, depuis le début des relevés d’ensoleillement en 1969. Depuis une semaine, la grisaille domine le ciel, une impression confirmée par les données météorologiques les plus récentes : entre le 18 et le 24 mai, la métropole n’a bénéficié que d’environ 1 heure et 30 minutes de soleil. C’est un chiffre extrêmement bas pour une période printanière où l’ensoleillement est habituellement beaucoup plus généreux.
Une province presque entièrement privée de soleil
Actuellement, Montréal et Québec cumulent environ 100 heures d’ensoleillement depuis le début du mois. Or, la normale saisonnière dépasse les 200 heures pour le mois de mai. Le triste record à battre est celui de mai 2017, lorsque seulement 148 heures de soleil avaient été enregistrées à Montréal.
Avec quelques périodes plus lumineuses prévues jusqu’à mercredi, on pourrait ajouter 30 à 40 heures de soleil. Toutefois, un retour des nuages, jumelé à des averses dès jeudi, pourrait empêcher d’atteindre ce seuil minimal. Si le total d’ensoleillement reste inférieur à celui de 2017, mai 2025 deviendrait officiellement le mois de mai le plus sombre en plus de 50 ans dans la métropole.
Des extrêmes à travers le pays : chaleur à Fort Smith
Alors que le Québec s’enlise dans l’humidité et le ciel gris, un contraste saisissant se dessine à l’autre bout du pays. À Fort Smith, dans le sud des Territoires du Nord-Ouest, les températures pourraient dépasser les 30 °C (86 °F) cette semaine. Ce genre de chaleur est hors norme pour cette région nordique, soulignant les écarts climatiques extrêmes que peut connaître le Canada au printemps.
Un peu de lumière… avant le retour des nuages
Les prochains jours pourraient offrir un léger répit : mardi et mercredi s’annoncent plus lumineux, permettant peut-être d’échapper de justesse au record. Mais à partir de jeudi, un nouveau système dépressionnaire devrait ramener la pluie, la fraîcheur, et un ciel couvert jusqu’à la fin de semaine. Il faudra donc encore attendre pour retrouver des conditions printanières stables sur le sud du Québec.


