Une saison des ouragans plus active que la normale dès ce dimanche
Dimanche 1er juin, la saison des ouragans 2025 débute officiellement dans le bassin atlantique, avec des prévisions qui annoncent une activité au-dessus de la moyenne. Selon les experts de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), on pourrait observer jusqu’à 19 tempêtes tropicales, dont 10 pourraient devenir des ouragans, et parmi eux, jusqu’à 5 pourraient atteindre une intensité majeure. À titre de comparaison, la moyenne annuelle est d’environ 14 tempêtes nommées.
Cette hausse s’explique par le retrait du phénomène La Niña, qui laisse place à une phase neutre. Les eaux anormalement chaudes de l’Atlantique, notamment dans les régions tropicales, favorisent la naissance précoce de systèmes tropicaux. La première tempête pourrait ainsi se former avant la date moyenne du 20 juin.
Le Québec potentiellement touché par les restes d’ouragans
Même si le Québec ne se trouve pas dans la zone directe d’impact des cyclones tropicaux, les vestiges de ces tempêtes pourraient tout de même remonter jusque dans la province, comme cela s’est produit par le passé. L’année 2025 présente d’ailleurs plusieurs similitudes climatiques avec 2012, lorsque l’ouragan Sandy avait fortement touché New York, la Nouvelle-Angleterre, et laissé des traces significatives sur le territoire québécois.
À l’époque, on avait relevé jusqu’à 185 mm de pluie en trois jours dans la région de Charlevoix, accompagnés d’une tornade à Mont-Laurier. Ce type de situation n’est donc pas exclu dans les mois à venir, notamment entre juillet et septembre, période de pic d’activité cyclonique.
Les provinces de l’Atlantique également en alerte
Le Québec ne serait pas le seul concerné. Les provinces atlantiques telles que la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard pourraient aussi subir l’impact direct de certaines tempêtes. L’absence d’El Niño, conjuguée à une mousson ouest-africaine active, augmente la probabilité que des tempêtes puissantes touchent terre plus au nord qu’à l’accoutumée.
Les conditions actuelles créent une configuration propice pour que les cyclones tropicaux remontent en latitude et affectent le climat jusqu’au centre du Canada. Cela pourrait notamment se traduire par des épisodes de fortes pluies, de vents violents, et dans certains cas, de tornades dans les zones les plus vulnérables.
Ce début de saison appelle donc à une vigilance accrue, particulièrement en août et septembre, lorsque l’activité cyclonique atteint généralement son apogée dans l’Atlantique.


