Jeudi 5 juin 2025 – Ottawa, 14h00 (HAE) – Une situation météorologique électrique se développe aujourd’hui dans plusieurs régions du Québec, alors que l’atmosphère chargée d’énergie favorise la formation de cellules orageuses intenses, accompagnées de rafales violentes et de grêlons de taille importante.
Une chaleur historique précède les orages
Une brève poussée de chaleur, aussi intense que fugace, a marqué la journée du 4 juin. Cette vague de chaleur inusitée a permis d’établir de nouveaux records journaliers dans plusieurs localités, notamment à Saint-Hubert, Roberval et Gaspé. À Roberval, le précédent record datait de 58 ans, tandis qu’à Gaspé, il remontait à plus d’un demi-siècle. Ces températures remarquables ont rapidement laissé place à un front froid qui traverse actuellement la province du sud-ouest vers le nord-est.
Régions à risque : grêle et vents violents
Les secteurs du sud-est et de l’est du Québec sont sous haute surveillance. L’Estrie, la Beauce, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pourraient vivre des orages particulièrement musclés, surtout en après-midi. Les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale, en revanche, devraient éviter l’essentiel de l’activité orageuse.
Les grêlons qui pourraient se former dans ces orages violents sont préoccupants : leur diamètre pourrait excéder les 2 centimètres (plus de 0,8 pouce), ce qui représente un danger potentiel pour les véhicules, les toitures et l’agriculture locale. En outre, des rafales de vent soutenues et de fortes averses pourraient survenir localement.
Cellules orageuses persistantes en soirée
Selon Patrick Duplessis, météorologue, des cellules orageuses isolées pourraient continuer d’évoluer en début de soirée, notamment dans le Centre-du-Québec et en Gaspésie. Toutefois, les systèmes les plus organisés devraient migrer vers le Nouveau-Brunswick en fin de journée.
Un effet secondaire bénéfique : amélioration de la qualité de l’air
Paradoxalement, les orages pourraient temporairement améliorer la qualité de l’air dans plusieurs secteurs. En effet, la fumée stagnante en surface pourrait être dispersée par les changements de direction du vent et les précipitations associées. Ce phénomène est d’autant plus souhaité que la fumée des feux de forêt en provenance de l’Ouest canadien continue d’affecter la qualité de l’air au Québec.
Des précipitations bienvenues contre les incendies
Les pluies prévues jeudi et vendredi pourraient également jouer un rôle crucial dans la lutte contre les incendies de forêt toujours actifs à l’Ouest. Les interventions au sol des équipes spécialisées pourraient ainsi être facilitées par l’humidité accrue, permettant de ralentir la progression des flammes.


