Un été anormalement chaud prévu de juin à août
L’été 2025 s’annonce particulièrement chaud sur la quasi-totalité du territoire canadien, incluant le Québec, selon les plus récentes prévisions saisonnières d’Environnement Canada. La tendance est claire : des températures supérieures aux normales sont attendues pour les mois de juin, juillet et août, avec de fortes probabilités que ce soit un été sensiblement plus chaud que la moyenne observée historiquement.
Selon la météorologue Jennifer Smith, cette chaleur pourrait se manifester différemment selon les régions. Certaines zones pourraient être touchées par d’importantes vagues de chaleur, tandis que d’autres connaîtraient une chaleur constante et douce, moins spectaculaire mais suffisante pour faire grimper la moyenne saisonnière.
Les causes : réchauffement climatique et Atlantique chaud
Le phénomène s’expliquerait par le réchauffement climatique et la température exceptionnellement élevée de l’océan Atlantique. Le météorologue Marko Markovic précise que les températures estivales moyennes au Canada ont augmenté de 1,8 °C (3,2 °F) depuis 1948, un signe tangible du dérèglement climatique en cours.
Des conditions plus sèches à l’ouest et à l’Atlantique
En ce qui concerne les précipitations, Environnement Canada reste prudent, mais anticipe un été plus sec dans les provinces de l’Ouest et celles de l’Atlantique. Cette situation pourrait aggraver les risques de feux de forêt, qui sont déjà bien présents dans l’Ouest canadien, où, au 30 mai, la superficie brûlée était trois fois plus élevée que la moyenne des dix dernières années.
Qualité de l’air en péril à l’est du pays
Même si l’est de l’Ontario et le Québec ne sont pas inclus dans les zones à risque élevé d’incendies, ces régions pourraient souffrir indirectement de la fumée en provenance des Prairies et de la Colombie-Britannique. Ce scénario s’est déjà produit la semaine dernière, lorsque la qualité de l’air s’est dégradée à cause des feux dans l’Ouest.
Objectif des prévisions saisonnières
L’objectif principal de ces prévisions est de présenter les grandes tendances régionales afin d’aider à la planification des risques climatiques saisonniers. En résumé, les Canadiens doivent se préparer à un été 2025 plus chaud que la normale, avec des impacts régionaux variables, allant des vagues de chaleur extrême à une chaleur constante et à des risques accrus d’incendies de forêt, en particulier à l’ouest.


