Une tempête tropicale d’une précocité exceptionnelle dans le Pacifique Est
La tempête tropicale Dalila, officiellement nommée le vendredi 13 juin 2025, est devenue la quatrième tempête de la saison dans le bassin du Pacifique Est. Un événement rarissime, qui place Dalila parmi les systèmes tropicaux les plus précoces enregistrés depuis 1956, année où un record similaire avait été établi le 12 juin.
Selon la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), le système a atteint le seuil de tempête tropicale en générant des vents soutenus de 65 km/h (40 mi/h). Cette intensité, franchie tôt en saison, marque un tournant dans l’activité cyclonique du Pacifique Est pour 2025.
Précipitations abondantes prévues sur les côtes mexicaines
Le cœur du système Dalila devrait longer les côtes du Mexique durant la fin de semaine, affectant principalement les États de Guerrero, Michoacán et Colima. Les quantités de pluie prévues sont importantes, avec des totaux variant entre 75 et 100 mm, pouvant localement atteindre les 150 mm (5,9 po) dans certaines zones montagneuses et vulnérables. La NOAA met en garde contre le risque accru de crues soudaines et de glissements de terrain dans les régions les plus touchées.
Un début de saison cyclonique survolté dans le Pacifique
Dalila succède aux systèmes tropicaux Alvin, Barbara et Cosme, tous formés au cours des dernières semaines. Cette activité soutenue est à mettre en relation avec le démarrage avancé de la saison cyclonique dans le Pacifique Est, qui débute le 15 mai, soit deux semaines avant celle de l’Atlantique, fixée au 1er juin.
Alors même que Dalila venait d’être baptisée, les météorologues surveillaient déjà une autre perturbation tropicale en formation, avec une probabilité de 30 % de se développer au cours des 7 prochains jours. Si cette nouvelle tempête devait se matérialiser avant le 25 juin, elle établirait un nouveau record de précocité.
Un Atlantique encore silencieux malgré des prévisions intenses
À l’inverse du Pacifique hyperactif, l’océan Atlantique demeure pour l’instant étonnamment calme. Pourtant, les experts anticipent une saison d’ouragans intense, surtout entre la mi-août et la mi-octobre, période traditionnellement la plus propice à l’apparition de cyclones majeurs dans les deux bassins.
Cette situation pourrait évoluer rapidement, et les regards restent tournés vers l’évolution des conditions océaniques et atmosphériques des prochaines semaines.


