Un mois de retard sur la moyenne saisonnière
Alors que certaines régions du Canada ont déjà vu les thermomètres grimper bien au-delà des 20 °C (68 °F), le Québec accuse toujours un retard marqué dans sa transition vers les températures printanières durables. En effet, la province n’a pas encore franchi le seuil des 15 °C (59 °F) de façon soutenue — un cap qui marque généralement le début du printemps véritable.
Normalement, cette barrière symbolique est atteinte autour du 29 avril. Or, en ce dimanche 25 mai, le retard s’étire maintenant à près d’un mois, faisant pâle figure par rapport aux printemps 2023 et 2024, où les températures plus clémentes s’étaient installées beaucoup plus tôt.
Un creux persistant responsable de la grisaille
La cause principale de ce retard : un creux météorologique qui a dominé la circulation atmosphérique au cours des dernières semaines. Ce système a amené froid, humidité et nuages, bloquant toute remontée d’air chaud.
Ce contexte dépressionnaire a été aggravé par l’arrivée d’une dépression côtière, venue s’enrouler sur la région et former un véritable dôme d’air frais sur l’ensemble du Québec, empêchant le mercure de grimper.
Vers une accalmie bienvenue dès ce week-end
La bonne nouvelle, c’est que ce système tenace est sur le point de se désagréger. Selon les prévisions, il devrait être progressivement chassé durant le week-end, laissant place à une masse d’air plus douce.
Dès dimanche, le retour du soleil est attendu, avec une tendance qui pourrait se prolonger jusqu’à mardi. Les températures devraient alors se rapprocher des normales saisonnières, soit des valeurs supérieures à 20 °C (68 °F) durant la journée.
Encore loin des chaleurs estivales
Cependant, inutile de sortir le maillot de bain pour l’instant. Aucune canicule ne se profile à l’horizon. Il s’agit d’un adoucissement modéré, suffisant toutefois pour enfin franchir — et peut-être maintenir — la marque des 15 °C (59 °F) sur une base quotidienne.
La collaboration de Nicolas Lessard, météorologue, souligne bien que ce retour progressif du beau temps marque un ralentissement mais non un arrêt de la transition saisonnière.
Le Québec, toujours sous l’influence des derniers soubresauts du printemps, pourrait voir l’été s’installer lentement mais sûrement au fil des prochaines semaines.


