Un creux polaire chamboule le début de l’été
Ce début de juin 2025 s’annonce inéditement glacial au Québec, avec un grand creux atmosphérique qui s’installe dès vendredi 30 mai, charriant avec lui une masse d’air froid en altitude. Cette intrusion brutale de froid risque de faire chuter les températures de façon marquée à travers la province, plongeant certaines régions dans une ambiance plus hivernale qu’estivale.
Un week-end maussade pour entamer juin
Encore une fois, le week-end s’annonce morose : ciel gris, temps pluvieux, températures anormalement basses… Depuis avril, les fins de semaine se suivent et se ressemblent au Québec, et cette fois-ci, la particularité frappante, c’est que ce mauvais temps se pointe au seuil de juin, un mois généralement doux. Pourtant, cette année, la saison semble vouloir reculer plutôt qu’avancer.
Des flocons en vue, même en juin
Sous l’effet de cette poussée arctique, des précipitations sont attendues dès jeudi 29 mai et jusqu’à dimanche 1er juin, affectant une large part du territoire. Si la pluie dominera dans la majorité des régions, certains secteurs verront la neige faire un retour étonnant.
Les flocons pourraient tomber au nord de Sept-Îles, tandis que dans les secteurs montagneux de Fermont, des accumulations au sol sont envisageables d’ici lundi 2 juin. Oui, vous avez bien lu : de la neige en juin, au Québec!
Des records de froid à surveiller
Avec ces températures dignes d’un mois d’avril, plusieurs records de froid pourraient être battus ce dimanche 1er juin. Dans les grandes villes comme Montréal, Gatineau, Sherbrooke ou encore Rimouski, le mercure s’apprête à frôler des planchers historiques. Par exemple, à Montréal, le record minimal actuel pour un 1er juin est de 12,2 °C (54 °F), établi en 2003. Or, la prévision actuelle indique un maximum de seulement 13 °C (55 °F) – un chiffre qui pourrait facilement être dépassé à la baisse, si les conditions se maintiennent.
Quand la météo joue avec nos nerfs
Dans cette série noire de week-ends gris, la population commence à ressentir une certaine lassitude. Le froid, la pluie mêlée de neige et l’absence de lumière rendent les moments en plein air particulièrement peu attrayants. Mais pour les passionnés de météo, cette période devient une opportunité d’observer des anomalies, comme la chute historique des températures et le retour des flocons en plein début d’été météorologique.
Le mont Washington n’échappe pas au froid
À noter également que le mont Washington, situé au New Hampshire, a récemment reçu une importante bordée tardive, propulsée à 8500 m d’altitude, où il fait -40 °C (-40 °F). Un autre rappel que la météo printanière peut être capricieuse, et que le mois de juin ne rime pas toujours avec chaleur et soleil sur le Nord-Est de l’Amérique.


