Violents orages observés à Gatineau et à Ottawa le vendredi 30 mai
Après une accalmie ensoleillée, la région de l’Outaouais, incluant Gatineau et Ottawa, a été frappée par une cellule orageuse particulièrement intense en soirée du vendredi 30 mai. Cette activité électrique a entraîné une alerte d’orages violents, accompagnée de grêle mesurant jusqu’à 2 cm de diamètre dans le centre-ville d’Ottawa. L’intensité du phénomène a été confirmée par des clichés captés à 18 h 26, soulignant la violence du système convectif à la frontière de l’Ontario et du Québec.
Instabilité croissante sur plusieurs régions du Québec
Les modèles météorologiques anticipent d’autres orages au cours de l’après-midi et de la soirée du vendredi, notamment au-dessus de l’Abitibi-Témiscamingue, où la pluie abondante, les rafales puissantes et de petits grêlons seront les principaux éléments à surveiller. Cette instabilité se déplacera ensuite vers le sud et l’est, atteignant les Hautes-Laurentides, Lanaudière, la Mauricie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’Outaouais.
Même si Montréal semble être relativement épargnée, ce répit pourrait être de courte durée, étant donné que ces orages marquent le début d’un nouveau cycle d’instabilité atmosphérique, pile à l’approche du week-end.
Des précipitations abondantes et des températures en forte baisse
Les cellules orageuses pourraient déverser entre 20 et 30 mm de pluie en peu de temps. Et ce n’est qu’un avant-goût : un système côtier, en provenance de la côte est des États-Unis, remontera vers la Belle Province dès samedi, entraînant un épisode pluvieux notable. Des secteurs comme l’Estrie, la Beauce et la Capitale-Nationale recevront environ 30 mm de pluie, tandis que les zones comprises entre le Saguenay et Sept-Îles pourraient être touchées par des quantités allant de 40 à 60 mm.
Une fin de semaine anormalement froide et humide
Le passage du front froid derrière les orages entraînera une chute marquée des températures. Les points de rosée plongeront, accentuant une sensation de fraîcheur bien installée depuis le début du printemps. Ce refroidissement sera si prononcé que certains records de températures minimales maximales pourraient être battus dans l’est du Québec.
Dans les zones nordiques, comme Fermont ou certaines parties du Labrador, la situation pourrait même dégénérer en averses de neige isolées, un scénario rare à la fin du mois de mai, mais pas inédit dans ces latitudes.


