Une atmosphère étouffante sur le sud du Québec
Ce vendredi 6 juin 2025, Montréal se classe parmi les villes où la qualité de l’air est la plus mauvaise au monde, surpassant même certaines mégapoles fortement polluées comme Delhi ou Pékin. Cette dégradation atmosphérique est directement attribuée aux intenses feux de forêt en cours dans l’Ouest canadien, notamment dans les Prairies, qui projettent un vaste panache de fumée vers l’est.
Des niveaux alarmants selon IQAir
Le site de référence IQAir indique un indice de qualité de l’air (IQA) à Montréal qualifié de « mauvais pour la santé », un seuil critique qui touche l’ensemble de la population. À Toronto, la situation reste préoccupante mais légèrement moins critique, avec un air jugé « mauvais pour les groupes sensibles », ce qui concerne en particulier les enfants, les aînés, les femmes enceintes et toute personne atteinte de maladies respiratoires ou cardiaques.
Vendredi matin, seule Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, présentait une atmosphère plus nocive que Montréal et Toronto, avec un indice qualifié de « très mauvais pour la santé ».
Alerte spéciale d’Environnement Canada
Face à cette situation préoccupante, Environnement Canada a publié un avis spécial sur la qualité de l’air couvrant presque tout le Québec. Cet avertissement incite la population à limiter les efforts physiques à l’extérieur, à garder les fenêtres fermées, et à porter un masque si des déplacements extérieurs sont inévitables.
Tendance attendue pour les prochaines heures
Selon les prévisions du site IQAir, Montréal pourrait connaître une amélioration progressive au fil des heures, avec un passage à un niveau « mauvais pour les groupes sensibles ». Pour Toronto, la qualité de l’air pourrait revenir à un seuil « moyen » en fin de journée.
Les conditions devraient toutefois rester modérées mais instables durant la fin de semaine dans les deux principales métropoles canadiennes. L’évolution dépendra largement des vents dominants et de l’intensité des incendies forestiers toujours actifs dans l’Ouest.
Un épisode révélateur du lien entre climat et santé
Cet épisode met en lumière une fois de plus l’interdépendance entre le climat extrême, les incendies de plus en plus fréquents et la santé publique. Une tendance qui s’accentue d’année en année dans plusieurs régions du Canada et qui affecte profondément la qualité de vie urbaine, particulièrement dans des centres densément peuplés comme Montréal et Toronto.


