Une incertitude atmosphérique entre chaleur et fraîcheur
Dès le lundi 16 juin, une crête d’air chaud en provenance du sud-ouest de l’Amérique du Nord pourrait s’imposer sur le sud du Québec, favorisant une montée du mercure jusqu’à 30 °C (86 °F) ou davantage par moments. Si cette situation persiste pendant trois journées consécutives, nous pourrions techniquement parler de vague de chaleur, notamment pour les régions de Montréal, Outaouais, Estrie et Mauricie.
Cependant, cette perspective est accompagnée d’un bémol météorologique de taille.
Une lutte aérienne entre crête chaude et creux frais
Alors que cette crête anticyclonique chaude tente de s’installer, un creux d’air froid, situé dans le nord du Québec, pourrait perturber cette poussée thermique. Si ce creux demeure actif ou glisse plus au sud que prévu, il pourrait refouler l’air chaud vers les États-Unis, empêchant ainsi une véritable vague de chaleur de se concrétiser sur la province.
L’issue de cette confrontation atmosphérique reste encore incertaine, et les prévisions à moyenne échéance demeurent sujettes à ajustements. Il faudra suivre de près la position de ce creux en début de semaine prochaine pour savoir si la chaleur intense réussira à gagner le territoire québécois de manière soutenue.
Une accalmie temporaire avant l’arrivée de l’été astronomique
Cette possible séquence chaude surviendrait quelques jours avant le début officiel de l’été astronomique, fixé au vendredi 20 juin 2025. Les résidents du sud du Québec, qui ont jusqu’ici connu un mois de juin modéré, pourraient enfin avoir droit à une bouffée d’air estival, si les conditions se confirment.
Le contraste entre les masses d’air souligne à quel point les configurations météorologiques de fin de printemps peuvent être volatiles, particulièrement au Québec, où les effets de latitude et les influences océaniques et continentales façonnent une météo imprévisible.
À surveiller de près dans les prochaines 72 heures.


