Un changement de décor attendu au Québec
Après un début de juin particulièrement sec et ensoleillé, la semaine du 16 juin 2025 marque un virage météorologique significatif pour une grande partie du Québec. Des systèmes dépressionnaires désorganisés circuleront sur la province, apportant un ciel plus couvert et des averses régulières d’ici à vendredi, notamment dans le sud du Québec et dans la région de la Capitale-Nationale.
Un répit salutaire pour les forêts québécoises
Si ce temps maussade peut paraître peu engageant, il est en réalité porteur de bonnes nouvelles. Les précipitations prévues viendront abaisser significativement le risque d’incendie de forêt, qui s’était hissé à des niveaux très élevés, voire extrêmes, au cours des dernières semaines.
Des régions comme la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue et plusieurs zones méridionales du Québec devraient ainsi voir leur indice de danger chuter à des niveaux modérés.
Un déficit hydrique marqué en première moitié de mois
Depuis le début de juin, la pluie s’est faite rare dans plusieurs régions. À Montréal, une séquence de sept jours consécutifs sans pluie a été observée. Au 15 juin, seulement 12 mm de précipitations avaient été enregistrés, contre une moyenne historique de 89,5 mm pour cette période. À Gaspé, ce sont 15 mm qui sont tombés, contre une moyenne de 80 mm.
Ce déficit pluviométrique, conjugué à des températures élevées, a provoqué une assèchement notable des sols dans de nombreuses localités. Les averses de la semaine viennent donc humidifier la végétation et réduire le potentiel de combustion dans le couvert forestier.
Un bilan des incendies exceptionnellement bas
Malgré une météo parfois préoccupante, le bilan des feux de forêt au Québec demeure remarquablement faible : seulement 10 km² ont été ravagés par les flammes jusqu’à présent. En comparaison, la moyenne des 25 dernières années pour cette période est d’environ 1 000 km². Un contraste saisissant avec les Prairies canadiennes, actuellement aux prises avec une saison des feux intense et préoccupante.
Un fragile équilibre météorologique
Ce moment de répit est indéniablement le bienvenu, mais la situation pourrait rapidement évoluer. Un retour de conditions chaudes et sèches suffirait à faire grimper à nouveau les indices de danger. Le mois de juin, en cours, reste un mois clé pour la gestion des risques d’incendies dans l’ensemble de la province.


