Une saison 2025 au-dessus de la normale
Environnement et Changement climatique Canada (ECC) prévoit une saison des ouragans 2025 particulièrement active, avec entre 13 et 19 tempêtes suffisamment puissantes pour recevoir un nom, selon les prévisions publiées vendredi matin. Cette estimation repose notamment sur les données partagées jeudi par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
Entre ces événements, de 6 à 10 tempêtes pourraient évoluer en ouragans, et de 3 à 5 atteindraient le statut d’ouragan majeur, soit avec des vents très puissants et un potentiel de dégâts considérables. Ces chiffres placent la saison actuelle à un niveau d’activité comparable à celui de l’an dernier, selon les météorologues d’ECC.
Des prévisions appuyées par plusieurs centres d’analyse
Le Centre canadien de prévision des ouragans, qui dépend d’ECC, s’appuie également sur les travaux de la Colorado State University (CSU). Cette dernière avait déjà anticipé, en avril, une saison équivalente avec entre 14 et 20 tempêtes de grande ampleur. En comparaison, la moyenne annuelle entre 1991 et 2020 était de 14 tempêtes nommées dans le bassin atlantique.
Bob Robichaud, météorologue au Centre, rappelle toutefois une nuance importante : bien que les experts puissent estimer l’intensité globale de la saison, ils ne peuvent pas prévoir précisément la trajectoire de chaque tempête, ni leurs impacts potentiels.
Des précédents récents bien prédits
L’année dernière, les prévisions tablaient sur 17 à 25 tempêtes nommées. La réalité en a compté 18, dont 11 ouragans et 5 majeurs, ce qui confirme, selon M. Robichaud, l’efficacité des modèles de prévision utilisés.
Environ 35 à 40 % des tempêtes nommées chaque année entrent dans la zone de surveillance du Canada, ce qui déclenche des bulletins de prévisions de trajectoire et d’intensité. L’an dernier cependant, seule la tempête Ernesto a franchi cette limite. Pourtant, des systèmes situés en dehors de cette zone peuvent encore avoir des répercussions importantes : Debby, par exemple, est devenue post-tropicale mais a causé des inondations marquées dans le sud du Québec.
Une vigilance accrue pour la fin de l’été
La saison des ouragans s’étend du 1er juin à la fin novembre, avec un pic d’activité généralement observé en septembre. Toutefois, la période allant d’août à octobre est souvent très agitée, ce qui appelle à une attention constante dans les mois à venir.
La première tempête tropicale notable de cette année portera le prénom Andrea. La liste des noms pour 2025 reprend celle utilisée en 2019, à l’exception de Dorian, retiré en raison de son impact historique au Canada. Il a été remplacé par Dexter.
Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a souligné que les effets des changements climatiques pourraient intensifier ces phénomènes météorologiques, incitant la population à s’y préparer dès maintenant.


