Un creux polaire s’invite dès vendredi sur le Québec
Le mois de juin débute sous un ciel gris, chargé, et surtout anormalement froid pour la saison, particulièrement sur l’ensemble du Québec. Une dépression atmosphérique en altitude, qualifiée de grand creux, prendra position dès vendredi, transportant avec elle une masse d’air glacial qui plongera les températures bien en-dessous des normales saisonnières. Ce système persistera jusqu’au dimanche 1er juin, apportant un cocktail météo que peu de Québécois attendaient en ce début d’été météorologique.
Retour de la neige dans certains secteurs
Les précipitations ne seront pas qu’une affaire de pluie. À mesure que le mercure chute, des flocons de neige pourraient apparaître dans plusieurs régions, notamment au nord de Sept-Îles, et plus intensément dans les zones montagneuses autour de Fermont. Des accumulations localisées y sont d’ailleurs envisageables d’ici lundi. Le mois de juin semble vouloir prendre un faux départ, réminiscence d’un mois d’avril qui s’éternise.
Des températures d’avril pour un 1er juin
Cette situation météorologique pourrait entraîner une série de records de froid pour un début de juin. Les températures maximales prévues dimanche pourraient rappeler les normales du début du printemps, avec Montréal, Gatineau, Sherbrooke et Rimouski en tête de liste des secteurs à surveiller. À Montréal, par exemple, le record à battre pour un 1er juin est de 12,2 °C (54 °F), établi en 2003. Le maximum attendu pour dimanche est de 13 °C (55,4 °F), soit à peine au-dessus du seuil record.
Des fins de semaine maussades à répétition
Depuis le mois d’avril, les week-ends nuageux et humides s’enchaînent, et celui-ci ne fera pas exception. La pluie tombera abondamment sur de nombreux secteurs, en particulier au nord de Québec et sur la péninsule gaspésienne. Le tout, jumelé à des vents froids, promet un week-end désagréable, à contre-courant de ce que l’on attendrait de l’arrivée de l’été météorologique.
Un scénario météo digne d’un roman de mauvais goût, mais qui s’inscrit dans une tendance climatique plus large où les extrêmes, aussi bien chauds que froids, se multiplient sur la province. Pour l’instant, il faudra composer avec ce froid inopportun, en espérant un revirement dès la semaine suivante.


