Un début de mois frisquet malgré l’arrivée du calendrier estival
En ce mardi 3 juin 2025, le mois de juin a pris un départ timide au Québec, avec un contraste saisissant entre le calendrier et le mercure. Tandis que plusieurs régions de la province enregistrent encore des températures fraîches, certaines zones de l’Est du Québec sont encore recouvertes de neige résiduelle. Même le nord de la province a été touché par des épisodes de neige fondante et de pluie verglaçante, un cocktail hivernal inattendu pour cette période de l’année.
Une première montée du thermomètre… mais temporaire
Selon Environnement et Changement climatique Canada, la première semaine de juin s’annonce marquée par une hausse rapide des températures, avec des valeurs qui pourraient dépasser les normales saisonnières. Cependant, cet épisode de chaleur estivale ne devrait être que passager. Le mois s’annonce instable, avec une alternance de journées ensoleillées et chaudes suivies de périodes plus fraîches, évoquant un véritable yo-yo thermique.
Orages fréquents en perspective
Avec des variations de température aussi prononcées, le risque d’orages fréquents augmente considérablement. Les masses d’air chaud et froid qui se succèderont rapidement au fil des semaines fourniront un terreau idéal pour le développement d’épisodes orageux potentiellement intenses, en particulier dans les régions du sud et du centre du Québec.
Mai : un mois de contrastes météorologiques
Le mois de mai a présenté un portrait météorologique contrasté. Dans l’ensemble, les températures ont été proches des normales pour la majorité des régions, à l’exception des zones autour de la baie d’Ungava, où les températures ont été légèrement sous les normales saisonnières.
Une poussée de chaleur marquée a touché l’extrême sud du Québec les 6 et 7 mai, provoquant des anomalies thermiques supérieures à +15 °C dans des secteurs comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des records journaliers historiques ont même été battus à Roberval et à Bagotville, atteignant 31 °C (88 °F), une température inédite depuis 1958 et 1942 respectivement.
La seconde moitié du mois a, à l’inverse, été marquée par un refroidissement, particulièrement ressenti les 23 et 24 mai. Plusieurs localités situées le long du fleuve Saint-Laurent ont enregistré des valeurs nettement inférieures aux normales. La dernière journée du mois, le 31 mai, a scellé cette tendance avec des températures anormalement basses dans l’ouest et le sud du Québec.
Un régime de précipitations très inégal
Côté précipitations, la situation a été contrastée. L’ouest du Québec a connu un mois significativement plus sec que la normale, alors que des régions comme la Côte-Nord, le Lac-Saint-Jean, La Tuque, le Bas-Saint-Laurent, le Centre-du-Québec et l’Estrie ont vu des quantités de pluie supérieures à la moyenne mensuelle.
Entre les 16 et 19 mai, ce sont les régions du sud, du centre et de l’est qui ont été les plus arrosées. À Lennoxville, en Estrie, on a enregistré jusqu’à 70 mm de pluie en seulement deux jours, soit près de 75 % des précipitations normales mensuelles.
Ce début de mois de juin 2025 illustre bien la complexité climatique du Québec, où le printemps s’efface difficilement pour céder la place à un été encore incertain, sous le signe de la variabilité et des orages.


